Surprise: la grande distribution se gave toujours sur le dos du bio.

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Publié le 24 août 2019
Deux ans après une première étude, UFC-Que Choisir démontre que rien n’a changé concernant le bio : les grandes surfaces pratiquent toujours des marges excessives par rapport aux produits classiques. (Marianne: 22/08/2019)

Lorsqu’il s’agit du bio et de la grande distribution, les études d’UFC-Que Choisir se suivent et se ressemblent. L’association dénonce de nouveau ce 22 août les marges beaucoup trop élevées des grandes surfaces sur les fruits et légumes bio. Sur la base de 24 produits consommés en France, elle affirme que les marges de la grande distribution sont en moyenne 75% plus élevées que sur les fruits et légumes dits « conventionnels ». Une grande distribution qui se « gave », selon les termes du président d’UFC-Que Choisir, Alain Bazot.

Ce dernier prend l’exemple des trois produits les plus achetés par les Français – la pomme de terre, la tomate et la pomme – sur lesquels les différences sont les plus frappantes. Ainsi, sur une pomme classique, la grande surface prendra « près de 90 centimes de marge ». Pour une pomme bio, elle prendra « 2,20 euros« , détaille Alain Bazot. Soit 149% de différence sur la marge. Pour une pomme de terre, la différence est de 83%.

ACCEPTER DE PAYER PLUS CHER

Fin août 2017, UFC-Que Choisir réalisait une étude du même type sur 1500 magasins. Elle en concluait que, sur la consommation annuelle d’un ménage, la grande distribution réalisait 304 euros de marge brute sur le bio contre 169 pour le conventionnel. En deux ans, rien n’a changé, au contraire. Cela peut être dû, selon l’association, à la demande croissante pour le bio (+36% en 3 ans) associée à cette idée acceptée que le bio coûte plus cher. Les Français sont donc prêts à payer davantage et les grandes surfaces en profitent. Ces dernières avancent que les pertes sont plus importantes (puisque les fruits et légumes se gardent moins longtemps), ce qui justifierait la surmarge.

Quid des magasins spécialisés bio ? Ils sont moins chers de 19% selon la même étude d’UFC. « Il faut aller dans les magasins spécialisés et sur les marchés dominicaux, privilégier les circuits courts chaque fois qu’on le peut« , conseil l’association.

Retrouvez le dossier consacré par Marianne à ce sujet dans son magazine 1170 :

 « Bien manger ne coûte pas cher »

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Enfants et malbouffe : les astuces pour éviter les pièges de l’industrie alimentaire

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