Rejets toxiques à Mourenx: la CGT va porter plainte contre Sanofi.

Presse Santé-environnement
Publié le 17 septembre 2019

La CGT va déposer plainte pour « mise en danger d’autrui » contre le géant pharmaceutique Sanofi après que des rejets toxiques hors normes ont contraint à deux arrêts de production l’an dernier sur le site de Mourenx (Pyrénées-Atlantiques), Par MK avec AFP

La CGT « dépose plainte contre Sanofi pour mise en danger d’autrui à la suite des rejets toxiques détectés il y a un peu plus d’un an sur le site qui fabrique la Dépakine (médicament anti-épileptique, ndlr) à Mourenx« , a affirmé Jean-Louis Peyren, secrétaire de la CGT Sanofi.

Une plainte déposée le 25 septembre

La plainte sera déposée le 25 septembre au pôle santé publique du parquet de Paris, a précisé l’avocat de la CGT François Lafforgue. Le syndicat organisera dans la foulée une conférence de presse à Montruil, en Seine-Saint-Denis.

26 septembre syndicat cgt Sanofi Sisteron Mourenx, FNIC et UL CGT de Mourenx invitent la presse à 10h00 à Montreuil. La conf de presse fera suite au dépôt de plainte de notre organisation contre SANOFI pour mise en danger d’autrui suite aux rejets toxiques de son site de MOURENX

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Rejets toxiques hors norme

L’usine de Sanofi, qui compte une cinquantaine de salariés sur le bassin de Lacq, avait été arrêtée début juillet 2018 après la révélation de rejets toxiques hors normes de valproate de sodium, base de la Dépakine, un médicament accusé d’être à l’origine de troubles neuro-développementaux chez les enfants.

Elle avait repris la production par étapes, sous contraintes environnementales et contrôles accrus. Elle avait connu de nouveaux jours d’arrêt en septembre 2018 après de nouveaux rejets « non conformes » du même produit.

Il y a des salariés qui ont inhalé sans le vouloir ces rejets toxiques pendant des mois, voire des années. On se doit de les protéger

 « Si l’on fait cette démarche, ce n’est pas par vengeance mais parce qu’on est face à un groupe qui a fait des erreurs importantes et graves et qui n’a pas dû gérer ses rejets », a déclaré Jean-Louis Peyren.

« Et derrière ça, il y a des salariés qui ont inhalé sans le vouloir ces rejets toxiques pendant des mois, voire des années. On se doit de les protéger.

On n’est pas à l’abri d’en voir certains tomber malade dans quelques années et si on venait à gagner (en justice) contre Sanofi, ça aiderait d’autant plus les dossiers de salariés qui souhaiteraient ensuite se retourner contre Sanofi. »

Sanofi n’a pas souhaité faire de commentaires sur ce prochain dépôt de plainte.

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