Coup de pouce à ELB: accaparement des terres agricoles

Santé-Ecologie
Publié le 6 septembre 2021

« L’occupation des terres agricoles de la propriété « Yves Borotra », sur la commune d’ ARBONNE, a démarré le 23 JUIN 2021. Le syndicat agricole Euskal Laborarien batasuna (Confédération Paysanne du Pays Basque) a été informé officiellement par la SAFER qu’un bien agricole était vendu pour la somme de 3,15 millions d’EUROS. Il comprend une maison d’habitation en cours de rénovation, l’ancienne maison des fermiers, inhabitée aujourd’hui, et des parcelles agricoles d’un peu plus de 15 HA.

L’ensemble est estimé à 800 000 euros par la SAFER soit 4 fois moins que le prix de vente spéculatif. L’acheteuse,  Diane de l’Espée est retraitée et n’exerce pas d’activité agricole. De ce fait, elle n’a  pas la légitimité pour acheter ces terres, d’autant plus qu’elle n’a pas de projet agricole alimentaire.

Ces terres présentent un très fort potentiel agricole, avec peu de relief et dont une douzaine d’ha d’un seul tenant. (peu courant au Pays Basque où les parcelles sont morcelées). On pourrait y installer plusieurs maraîchers, et ou des arboriculteurs.

Notre alimentation nous concerne tous et toutes ! Une agriculture de proximité, en installant des paysans aux portes de la ville des zones urbanisées, est importante pour les citoyens mais aussi pour la planète.

Il y a urgence à installer des paysan-ne-s. Pour cela il y a URGENCE à sauvegarder la terre nourricière !

Tout comme LURZAINDIA* qui défend la terre nourricière, nous, habitants d’ici et d’ailleurs :

– Refusons en premier lieu l’accaparement de la terre agricole par des non paysans, car cela lui fait perdre sa vocation nourricière en la réduisant à une fonction « d’agrément ». De plus, nous dénonçons la spéculation sur le prix  de la terre agricole.

– Nous demandons à l’acheteuse de renoncer à son projet d’achat des terres agricoles, et au vendeur d’accepter la préemption partielle demandée par la SAFER.

– Nous demandons aux parlementaires de réviser la loi qui empêche d’imposer au vendeur la sauvegarde de l’usage agricole par la préemption partielle. Les failles de la loi actuelle conduisent systématiquement à l’accaparement de la terre par des acheteurs n’ayant aucun projet agricole et encore moins alimentaire. »

*https://lurzaindia.eu/

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