Linky : une servitude imposée

LINKY Ustaritz
Publié le 24 avril 2019

En février dernier le CADE avait mis sur son site un article, intitulé « Le saviez-vous ? » dans lequel il faisait  remarquer que l’installation d’un Linky dans nos habitations nous imposait une nouvelle servitude.

Cette servitude consiste à utiliser le réseau électrique privé de ces habitations comme réseau de communication CPL, pour permettre à Enedis de l’exploiter en espionnant les caractéristiques électriques journalières, hebdomadaires, mensuelles voire annuelles de ces habitations, tout comme les types de matériels électroménagers qui y fonctionnent, pour en faire des statistiques et, éventuellement, revendre les informations ainsi collectées à des tiers, et  satisfaire son nouveau métier de Big data.

Voici que Mediapart le constate également et propose une nouvelle forme de lettre de refus de ce « compteur intelligent », nouvelle lettre qui insiste sur ces aspects de servitude et d’usufruit.

Compteur qui a comme intelligence le fait qu’en plus de la servitude évoquée plus haut, il compte maintenant des consommations plus importantes car enregistrant des KVA et non plus des KW.

Mais ce compteur sait aussi vous « couper le courant » s’il le désire, afin de vous imposer une puissance contractuelle plus importante et donc plus onéreuse, avec un nouveau contrat de fourniture d’électricité « à accepter unilatéralement », mais dont les articles permettant de respecter la nouvelle Réglementation de Protection des Données (RGPD) ne sont pas encore concoctées (voir ci-dessous la réponse d’Enedis à la question correspondante).

Et la seule réponse d’Enedis à cette violation tout azimut de notre liberté c’est de prétendre que la Loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte lui impose tout ceci.

Le seul hic dans tout ceci c’est qu’aucun des 215 articles de cette loi ne fait allusion au Linky ni à un quelconque compteur « intelligent », pas plus que ne le fait la modification du Code de l’Énergie sous-tendue par la loi précédente.

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